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🌍 États-Unis vs Chine : une nouvelle guerre froide à l’ère des interdépendances ?

🧭 Introduction

Les tensions entre les États-Unis et la Chine ne cessent de s’amplifier, dessinant les contours d’une rivalité globale qui rappelle, par certains aspects, l’affrontement idéologique du XXe siècle entre les blocs occidental et soviétique. Guerre commerciale, restrictions sur les technologies de pointe, expansion militaire en Asie-Pacifique, diplomatie agressive, propagande numérique : les frictions se multiplient, sur fond de recomposition géopolitique mondiale.

Mais cette confrontation sino-américaine n’est pas une simple répétition de la guerre froide d’antan. Elle s’inscrit dans un monde interconnecté, technologiquement avancé, écologiquement fragile et économiquement interdépendant. Dans ce contexte, le récit de la « nouvelle guerre froide » est à la fois éclairant et trompeur. Il simplifie un affrontement complexe, multiforme, qui ne se joue pas seulement dans l’arène militaire, mais aussi dans les laboratoires de recherche, les infrastructures numériques, les places boursières et les récits médiatiques.

Cet article propose d’examiner les fondements de cette rivalité : d’abord comme conflit de systèmes, ensuite à travers les nouvelles arènes stratégiques où elle se déploie (technologie, commerce, influence), avant de s’interroger sur le point de tension central qu’est Taïwan et, en conclusion, sur les perspectives de coexistence ou d’escalade.


🧱 Partie 1 – Une rivalité systémique, pas seulement stratégique

Si la compétition entre les États-Unis et la Chine prend aujourd’hui une tournure mondiale, c’est qu’elle repose sur des visions du monde profondément opposées. Contrairement à la guerre froide classique, qui opposait deux idéologies clairement définies – le capitalisme libéral et le communisme soviétique –, le duel sino-américain est d’abord un affrontement entre deux modèles de développement concurrents, porteurs de projets politiques, économiques et culturels distincts.

🏛️ D’un côté : l’héritage de la démocratie libérale

Les États-Unis se positionnent toujours comme les garants d’un ordre mondial fondé sur les règles du multilatéralisme, les droits de l’homme et la libre entreprise. Cet ordre, consolidé après 1945, a permis à Washington d’étendre son influence via des institutions internationales (ONU, FMI, OTAN) et des réseaux économiques (dollar, GAFAM, Hollywood). Malgré les critiques internes et les contradictions de la politique étrangère américaine, ce modèle continue d’être perçu comme porteur d’un idéal démocratique.

🏯 De l’autre : le capitalisme autoritaire chinois

Face à cela, la Chine défend un modèle hybride : une économie de marché contrôlée par l’État, alliée à un régime politique centralisé, autoritaire, où le Parti communiste détient l’ensemble des leviers de pouvoir. Pékin revendique le droit à un développement souverain, sans ingérence, et propose au Sud global un modèle alternatif à celui des démocraties occidentales, fondé sur la croissance économique rapide, la stabilité sociale et une diplomatie dite « non-interventionniste ».

🌍 Une lutte pour l’influence mondiale

Cette opposition dépasse le cadre strict de la concurrence bilatérale. Elle s’étend à l’échelle mondiale, à travers la diffusion des normes, des infrastructures et des récits. Les Nouvelles Routes de la Soie chinoises ne sont pas seulement un projet logistique : elles incarnent une vision d’un monde multipolaire, où Pékin propose un « ordre alternatif » à des pays en quête de financements et d’indépendance vis-à-vis de l’Occident.

De leur côté, les États-Unis multiplient les alliances stratégiques et renforcent leur présence militaire en Asie-Pacifique pour contrer cette expansion. L’enjeu n’est pas seulement la suprématie régionale, mais la capacité à façonner les règles du jeu mondial dans un XXIe siècle marqué par la transition technologique, les crises climatiques et les reconfigurations de puissance.

🌐 Partie 2 – Les champs de bataille invisibles : technologie, commerce, influence

Si les armes sont (encore) silencieuses, les fronts sont multiples. La rivalité sino-américaine se manifeste aujourd’hui dans des espaces moins visibles que les champs de bataille traditionnels, mais tout aussi décisifs : technologie de pointe, commerce international et influence idéologique. Ce sont ces dimensions hybrides, interconnectées, qui structurent l’affrontement contemporain.


🧠 Guerre technologique : une course au contrôle des futurs possibles

L’innovation technologique constitue l’épicentre de la compétition. Pour les États-Unis comme pour la Chine, la maîtrise de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs, des réseaux 5G ou encore du calcul quantique est une question de souveraineté. Celui qui dominerait ces secteurs serait en position de force sur le plan économique, militaire et sociétal.

C’est dans ce contexte que les États-Unis ont imposé des restrictions sévères à l’exportation de technologies avancées vers la Chine, notamment en matière de semi-conducteurs. Des entreprises stratégiques comme Huawei ou ZTE ont été ciblées dès 2019, accusées d’espionnage ou de collaboration étroite avec l’Armée populaire de libération. Plus récemment, des mesures coordonnées avec les Pays-Bas et le Japon visent à bloquer l’accès de la Chine aux machines de lithographie les plus avancées, cruciales pour la production de puces.

Pékin, de son côté, investit massivement dans des plans de relance technologique, avec l’ambition de devenir autonome sur toute la chaîne de valeur. Le projet « Made in China 2025 », bien qu’édulcoré dans sa rhétorique extérieure, reste un objectif stratégique central : supplanter les États-Unis dans les secteurs clefs de demain.


💰 Guerre commerciale et redéploiement industriel

Derrière les sanctions technologiques, c’est une guerre économique plus large qui se joue. Depuis l’ère Trump, les États-Unis ont engagé un processus de découplage (decoupling) avec la Chine. Augmentation des droits de douane, rapatriement de certaines chaînes de production, soutien à la relocalisation des industries stratégiques : tout est mis en œuvre pour réduire la dépendance vis-à-vis de l’atelier du monde.

L’administration Biden, tout en changeant de ton diplomatique, a poursuivi cette ligne stratégique. Le « CHIPS and Science Act » de 2022, par exemple, vise à réindustrialiser l’Amérique autour des semi-conducteurs, avec des investissements massifs dans la R&D et la production nationale.

En réaction, la Chine renforce sa coopération avec les pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Afrique du Sud) et soutient l’essor du yuan numérique, censé concurrencer la domination du dollar dans les transactions internationales. Elle mise aussi sur les accords bilatéraux Sud-Sud, notamment avec des pays producteurs de matières premières critiques (lithium, cobalt, cuivre), pour sécuriser ses approvisionnements.

Mais cette reconfiguration globale ne signifie pas la fin des échanges : elle crée des zones de tensions mouvantes, où la coopération et la rivalité coexistent en permanence.


🎭 Guerre de l’influence : récits, soft power et diplomatie parallèle

La rivalité sino-américaine s’exprime enfin dans le champ culturel, médiatique et symbolique. Il ne s’agit pas seulement de produire plus, mais de convaincre davantage. C’est une guerre des récits, où chaque camp tente d’imposer sa vision du monde.

Pékin investit massivement dans les Instituts Confucius, dans les médias globaux comme CGTN (en plusieurs langues), ou dans le financement d’infrastructures éducatives et culturelles dans le Sud global. La Chine se présente comme un partenaire respectueux des souverainetés, en opposition à un Occident perçu comme arrogant, impérialiste et en déclin.

Washington, de son côté, reste influent via Hollywood, les universités, les ONG internationales et les plateformes numériques, même si son soft power est aujourd’hui contesté. Des débats surgissent sur la censure sur les réseaux sociaux chinois, la surveillance numérique, ou l’ingérence politique dans les pays partenaires.

Dans ce contexte, des pays comme l’Inde, l’Indonésie, ou les membres de l’Union africaine se retrouvent courtisés de toutes parts, oscillant entre ces deux pôles d’influence. La guerre froide actuelle ne se joue pas uniquement entre deux blocs, mais dans la multiplicité des relations interétatiques, économiques et culturelles.

⚠️ Partie 3 – Le piège de Taïwan et les risques de basculement

Au cœur des tensions sino-américaines, Taïwan cristallise tous les risques d’escalade. Cette île de 23 millions d’habitants, prospère, démocratique et hautement stratégique sur le plan technologique, est revendiquée par Pékin comme une province rebelle à réunifier — par la force si nécessaire. Pour Washington, en revanche, Taïwan est un partenaire majeur dans la région, une démocratie à soutenir et, implicitement, un bastion avancé face à l’expansion chinoise.


🇨🇳 La « ligne rouge » de Pékin

Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, la rhétorique sur Taïwan s’est durcie. La réunification est désormais présentée comme une mission historique non négociable, condition du « rêve chinois » de renaissance nationale. Les exercices militaires autour de l’île se multiplient, les intrusions aériennes dans la zone de défense taïwanaise sont quasi quotidiennes, et les cyberattaques contre les infrastructures taïwanaises sont constantes.

L’éventualité d’une intervention militaire directe reste incertaine, mais la possibilité d’un blocus progressif, de cyber-coercitions ou d’une guerre hybride est prise très au sérieux par les stratèges américains.


🇺🇸 Une position d’« ambiguïté stratégique »

Les États-Unis, de leur côté, ont longtemps adopté une posture d’ambiguïté stratégique : ils reconnaissent le principe d’ »une seule Chine », mais s’opposent à toute réunification par la force. Le Taiwan Relations Act de 1979 prévoit un soutien militaire sans pour autant garantir une défense automatique en cas d’attaque.

Cette position s’est néanmoins durcie ces dernières années. Plusieurs visites de hauts responsables américains à Taipei (dont Nancy Pelosi en 2022) ont provoqué l’ire de Pékin. Dans le même temps, Washington accélère ses livraisons d’armes à l’île, renforce ses alliances dans la région (notamment avec le Japon, l’Australie et les Philippines) et développe des exercices conjoints pour dissuader toute agression.


⚔️ Vers une guerre inévitable ?

Pour de nombreux analystes, Taïwan est le point de basculement le plus probable d’une guerre entre grandes puissances. Une erreur de calcul, une provocation mal perçue ou une échéance politique interne pourraient faire dégénérer la situation. Mais aucun des deux camps ne semble réellement prêt à franchir le pas — car le coût serait immense.

Le paradoxe, c’est que plus chacun se prépare au conflit, plus il devient probable. L’île devient alors un symbole géopolitique : sa survie en tant qu’entité indépendante conditionne l’équilibre stratégique de l’Asie-Pacifique… mais sa chute pourrait entraîner une rupture majeure de l’ordre mondial.

📝 Conclusion – Une guerre froide évitable ?

La rivalité entre les États-Unis et la Chine s’impose comme l’axe structurant des relations internationales contemporaines. Elle façonne les alliances, oriente les flux économiques, polarise les récits, et redéfinit les enjeux de puissance au XXIe siècle. Mais si les logiques de confrontation rappellent la guerre froide, le monde d’aujourd’hui est bien plus interdépendant, multipolaire et instable que celui des blocs figés du siècle passé.

Le risque n’est pas seulement celui d’une guerre militaire, mais d’une fragmentation durable du monde : découplage technologique, camps idéologiques rivaux, délitement du multilatéralisme. Dans ce paysage, les puissances intermédiaires — l’Europe, l’Inde, l’Afrique — peuvent jouer un rôle décisif en refusant la logique binaire et en soutenant une gouvernance mondiale plus inclusive.

Il reste possible d’éviter l’escalade, à condition de reconnaître la nature réelle du conflit : une lutte pour la définition du monde de demain, où l’enjeu n’est pas seulement la puissance, mais le modèle de société à construire. Et dans cette bataille-là, la réponse ne peut venir uniquement des gouvernements : elle engage aussi les sociétés civiles, les médias, les intellectuels — et chaque citoyen qui refuse de choisir entre deux hégémonies.



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Exemples de formats courts :

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  • 💰 L’illusion de la croissance verte : que disent les données ?
  • 🤖 L’IA éducative va-t-elle tuer le métier de formateur ?
  • 🏛️ Réformes des retraites en Europe : quelles alternatives concrètes ?
  • 🔬 Dopamine, TikTok et attention : vers un cerveau sous influence ?

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Et si la vraie révolution médiatique, c’était de choisir ensemble ce qu’il vaut la peine de comprendre ?

Faut-il réguler davantage les réseaux sociaux pour préserver la démocratie ?

La prolifération des réseaux sociaux a profondément modifié la manière dont les citoyens s’informent et participent au débat public. Mais face à la désinformation et aux polarisations extrêmes, une régulation accrue devient-elle indispensable pour protéger la démocratie ?

📌 Contexte : réseaux sociaux et démocratie en crise

Facebook, Twitter, TikTok, Instagram… ces plateformes façonnent désormais le débat démocratique. Si elles offrent des opportunités inédites pour l’expression citoyenne, elles favorisent aussi la diffusion massive de désinformation, fragilisant ainsi les démocraties modernes.

📊 Chiffres clés : les réseaux sociaux en question

  • 75 % des jeunes Européens s’informent prioritairement sur les réseaux sociaux.
  • Hausse de 65 % des fake news diffusées lors des élections présidentielles de 2022 en France par rapport à 2017.
  • Polarisation politique accrue : augmentation significative des contenus extrêmes sur les plateformes depuis 2020.

⚠️ Décryptage : régulation versus liberté d’expression

Les médias oscillent entre appels à une régulation stricte et craintes pour la liberté d’expression. Mais une analyse approfondie révèle que sans contrôle minimal, les réseaux sociaux risquent de détruire les fondements mêmes de l’espace démocratique en amplifiant les discours haineux et trompeurs.

🚀 Solutions : réguler sans censurer

Plusieurs pistes existent pour préserver à la fois la liberté d’expression et l’intégrité démocratique :

  • Transparence des algorithmes : obliger les plateformes à révéler leurs critères de diffusion des contenus.
  • Renforcement des outils de vérification des faits intégrés directement aux plateformes.
  • Responsabilisation légale des plateformes pour les contenus dangereux diffusés massivement.

📝 Conclusion : préserver la démocratie à l’ère numérique

Une régulation intelligente des réseaux sociaux apparaît désormais comme une nécessité démocratique vitale. L’enjeu sera d’équilibrer habilement contrôle et liberté pour préserver une démocratie saine et informée.

Comment réguler efficacement sans sacrifier les libertés fondamentales ?

🌱 La sobriété énergétique : une solution réaliste face au changement climatique ?

Face à l’urgence climatique, la sobriété énergétique s’impose comme un concept essentiel. Mais au-delà des discours idéologiques, cette solution est-elle réellement applicable à grande échelle ? Analyse approfondie.

📌 Contexte : comprendre la sobriété énergétique

La sobriété énergétique consiste à réduire volontairement notre consommation d’énergie par des choix individuels et collectifs conscients. Alors que les crises énergétiques s’accumulent, cette démarche apparaît comme une réponse pragmatique, complémentaire aux innovations technologiques.

📊 Données clés et exemples

  • Objectif européen : réduction de 40 % de la consommation énergétique d’ici 2030.
  • Expérimentations réussies : Grenoble, première ville française à adopter un plan global de sobriété énergétique.
  • Potentiel d’économies : jusqu’à 25 % de réduction possible sans perte majeure de confort.

⚠️ Décryptage : entre idéal et réalité économique

Les médias présentent souvent la sobriété énergétique comme une solution miracle ou une contrainte insurmontable. Une analyse plus nuancée montre qu’elle est parfaitement viable économiquement, à condition d’être accompagnée de mesures sociales et politiques fortes pour éviter d’aggraver les inégalités.

🚀 Solutions : comment généraliser la sobriété ?

Plusieurs approches pragmatiques peuvent favoriser une adoption large de la sobriété énergétique :

  • Campagnes de sensibilisation ambitieuses, ciblant tous les publics.
  • Aides financières renforcées à la rénovation énergétique des bâtiments privés et publics.
  • Réglementations strictes pour les secteurs énergivores (transport, industrie).

📝 Conclusion : une nécessité réaliste et bénéfique

La sobriété énergétique n’est pas seulement une contrainte nécessaire ; elle représente également une opportunité unique de repenser notre modèle économique et social pour un avenir plus durable.

Notre société est-elle prête à adopter réellement la sobriété énergétique, ou restera-t-elle une simple promesse politique ?

Module 1 – Comprendre le rôle du journaliste

🎯 Objectifs pédagogiques

  1. Cerner les missions fondamentales du journalisme :
    • Informer : transmettre des faits vérifiés avec clarté et impartialité.
    • Enquêter : aller au-delà des apparences, vérifier les faits, croiser les sources.
    • Décrypter : rendre intelligible des sujets complexes ou techniques.
    • Contextualiser : replacer l’information dans un cadre plus large (historique, politique, social).
  2. Faire la distinction entre quatre figures de l’écosystème de l’info :
    • Journaliste : produit de l’information factuelle, vérifiée, selon une éthique professionnelle.
    • Éditorialiste : propose une lecture personnelle ou une opinion sur l’actualité, avec expertise.
    • Chroniqueur : commente régulièrement un sujet ou une actualité, parfois avec style subjectif.
    • Curateur : sélectionne, organise et met en contexte des contenus produits par d’autres.

🧪 EXERCICE PRATIQUE – Analyse éditoriale comparative

🎯 Objectif :

Comparer les intentions éditoriales de trois médias différents à partir d’un même sujet d’actualité.

📝 Consigne :

Résume chaque article en 3 phrases, en gardant l’intention éditoriale.

Choisis un même sujet dans Le Monde, Mediapart et Blast.
(Exemples : réforme des retraites, IA à l’école, crise agricole, Gaza/Israël, etc.)

Lis un article par média, puis réponds aux 3 questions suivantes pour chacun :

📌 Quel est l’objectif de l’article ? (Informer, dénoncer, expliquer, alerter, convaincre…)

🔎 Quels sont les procédés utilisés ? (Enquête, tribune, reportage, analyse, sources citées…)

🧭 Quel est le positionnement implicite ou explicite du média sur ce sujet ?

📰 Article 1 – Une réforme incontournable mais incomplète

Le gouvernement a présenté les grandes lignes de son projet de réforme des retraites. L’objectif annoncé est de pérenniser le système en tenant compte du vieillissement de la population active. Toutefois, plusieurs zones d’ombre persistent, notamment en ce qui concerne les carrières longues et les métiers pénibles.

✔️ Correction

  • 📌 Objectif principal : Informer et contextualiser
  • 🔎 Procédés utilisés : Analyse, synthèse des annonces officielles, citations d’experts
  • 🧭 Positionnement : Neutre, factuel, institutionnel

Résumé :
L’article présente les annonces gouvernementales de manière factuelle, sans jugement. Il met en lumière les points encore flous du projet. L’objectif est de fournir une vue d’ensemble claire et équilibrée pour le lecteur.


📰 Article 2 – Une réforme qui creuse les inégalités sociales

L’analyse des projections économiques montre que la réforme frappera plus durement les travailleurs précaires et les métiers physiques. Le gouvernement insiste sur la nécessité de responsabiliser chacun, mais les mesures d’accompagnement restent vagues. Des représentants syndicaux dénoncent un projet injuste, élaboré sans véritable concertation.

✔️ Correction

  • 📌 Objectif principal : Dénoncer et alerter
  • 🔎 Procédés utilisés : Enquête critique, données socio-économiques, prises de parole syndicales
  • 🧭 Positionnement : Engagé, critique vis-à-vis du pouvoir

Résumé :
Cet article adopte un point de vue clairement critique sur la réforme. Il appuie son propos sur des chiffres et des témoignages pour en dénoncer les effets inégalitaires. Son intention est d’alerter sur l’impact social du projet.


📰 Article 3 – Des promesses sociales trahies sur le terrain

Dans plusieurs villes, les travailleurs de terrain expriment leur colère face à une réforme qu’ils jugent déconnectée de la réalité. Reportages et témoignages mettent en lumière la fatigue et l’incompréhension des professions les plus exposées. Le texte, pourtant voté, semble encore loin d’être accepté dans l’opinion.

✔️ Correction

  • 📌 Objectif principal : Donner la parole aux citoyens, souligner la fracture entre discours et vécu
  • 🔎 Procédés utilisés : Reportage de terrain, témoignages directs, observation
  • 🧭 Positionnement : Indépendant, critique du système institutionnel

Résumé :
Cet article s’appuie sur les ressentis de personnes concernées pour montrer l’écart entre la parole politique et la réalité sociale. Il ne se contente pas d’analyser les textes, mais part du vécu. Il cherche à révéler une fracture démocratique autour de la réforme.

Formation Express : Les Bases du Journalisme

🔰 Objectif global :

Te permettre de :

  • cadrer un sujet comme un journaliste professionnel,
  • poser les bonnes questions,
  • construire des articles de qualité,
  • maîtriser les bases de l’éthique et du style journalistique,
  • m’utiliser efficacement comme copilote éditorial.

🧩 Module 1 – Comprendre le rôle du journaliste

Objectifs :

  • Saisir les missions fondamentales : informer, enquêter, décrypter, contextualiser.
  • Identifier les différences entre journaliste, éditorialiste, chroniqueur, curateur.

Exercices :

  • Analyse comparative de 3 articles (Le Monde / Mediapart / Blast).
  • Résume chaque intention éditoriale en 3 phrases.

🧩 Module 2 – L’angle et le cadrage d’un sujet

Objectifs :

  • Définir un sujet clair et précis.
  • Savoir choisir un angle journalistique.
  • Comprendre la différence entre thème / sujet / problématique / angle.

Exercices :

  • Prendre un thème général (« l’IA dans l’éducation ») → décliner 5 angles différents.
  • Utilise ChatGPT pour t’aider à formuler un titre accrocheur par angle.

🧩 Module 3 – Les types d’articles journalistiques

Objectifs :

  • Distinguer : article d’actualité, enquête, analyse, reportage, éditorial, interview.
  • Comprendre leurs structures spécifiques.

Exercice :

  • Reprendre un sujet et le décliner en 3 formats différents.

🧩 Module 4 – L’écriture journalistique

Objectifs :

  • Maîtriser la structure en pyramide inversée.
  • Savoir rédiger un chapô, une accroche, une citation.
  • Écrire avec clarté, concision, rythme.

Exercice :

  • Réécrire un texte de blog en style journalistique.
  • Écrire un article en 600 mots avec une structure classique (titre, chapô, intertitres, conclusion).

🧩 Module 5 – Recherche et vérification des sources

Objectifs :

  • Identifier les sources fiables.
  • Appliquer la méthode CRAAP (Currency, Relevance, Authority, Accuracy, Purpose).
  • Éviter les biais de confirmation.

Exercice :

  • Me donner une info → je joue le rôle de fact-checker.
  • Rechercher 3 sources divergentes sur un même sujet (ex : réforme des retraites, guerre à Gaza, IA et emploi…).

🧩 Module 6 – Le journalisme d’analyse et de décryptage

Objectifs :

  • Dépasser l’actualité chaude.
  • Mettre en lien des faits, des données, des idées.
  • Savoir expliquer et contextualiser.

Exercice :

  • Me donner un sujet d’actualité → je t’aide à construire une analyse comparative (ex : France vs Canada sur l’IA éducative).
  • Ajouter une frise, une carte, ou une infographie à l’article.

🧩 Module 7 – Éthique, indépendance, et biais

Objectifs :

  • Comprendre la charte de Munich et les principes déontologiques.
  • Identifier les biais (médiatiques, politiques, idéologiques).
  • Clarifier sa propre position éthique.

Exercice :

  • Analyser 2 articles opposés sur un même sujet → repérer les biais.
  • Rédiger ta propre charte éditoriale en 5 points.

🧩 Module 8 – Bien utiliser ChatGPT comme assistant éditorial

Objectifs :

  • Me briefer clairement (ton, angle, structure attendue).
  • Identifier les bons prompts.
  • Savoir réviser, affiner, faire reformuler.

Exercice :

  • M’ordonner un article avec un angle défini.
  • Je rédige → tu me demandes des reformulations, un changement de style ou d’angle.

🧩 Module 9 – Préparer un dossier de fond ou une série thématique

Objectifs :

  • Structurer une série d’articles cohérente.
  • Approfondir un sujet sous plusieurs angles.
  • Construire une logique de publication durable.

Exercice :

  • Construire un plan en 3 à 5 articles sur un thème de ton choix (ex : « IA et société », « Médias et désinformation », « Transition écologique des territoires »).
  • Je t’aide à faire le fil rouge.

🧩 Module 10 – Construire ta voix éditoriale

Objectifs :

  • Définir ton style, ton ton, ton éthique.
  • Créer une signature reconnaissable.
  • Passer de la veille à la création de savoir.

Exercice :

  • Écrire un manifeste personnel de ton média ou de ta rubrique.
  • Identifier 3 auteurs qui t’inspirent.

🎯 Rythme conseillé

  • 1 module tous les 2 jours, avec exercices pratiques.
  • Soit une formation complète en 3 semaines, adaptable à ton rythme.